Quel traitement pour une coque sur prothèse mammaire ?

Ces dernières années, l’augmentation mammaire par prothèse a reconnu une grande évolution. Elle est devenue l’opération la plus pratiquée à l’échelle mondiale. Cependant, nonobstant, tout ce progrès scientifique, cette opération entraîne dans certains cas des complications plus ou moins sérieuses telles que la coque fibreuse. Malgré qu’elle ne représente pas un danger immédiat, cette complication est la plus redoutée par les patientes, car si elle n’est pas traitée en urgence, elle peut avoir des vrais effets négatifs sur les seins. Ces vilaines coques, qui accompagnent les augmentations mammaires par prothèse, sont considérées comme la plus classique des complications de cette intervention, et en parallèle elle est la plus difficile à traiter.

Qu’est-ce qu’une coque ?

À chaque fois qu’un corps étranger est introduit dans notre organisme, ce dernier réagit et forme une sorte de membrane autour de ce corps étranger afin de l’isoler des tissus vivants environnants et de se protéger, c’est une sorte d’immunité.

C’est exactement ce qui se passe lors de l’augmentation mammaire par prothèse. En effet, le corps réagit pour isoler l’implant des tissus voisins et forme une membrane fine autour de cet implant. Lorsque ce revêtement devient trop épais, la coque sur prothèse mammaire se forme alors et devient de plus en plus rigide en se contractant sur les implants provoquant ainsi leur déformation.

Il est à noter que dans la majorité des cas, la coque se présente comme une fine membrane autour de la prothèse mammaire, on peut l’assimiler à une cicatrice interne. C’est dans seulement 3 à 5 % des cas que la réaction inflammatoire va s’emballer et conduire à une coque sur prothèse mammaire pathologique et on parle ici d’une contracture capsulaire qui provoque des douleurs intenses et une déformation des seins.

Coque sur prothèse mammaire

 Quels sont les stades de gravité d’une coque après une augmentation mammaire par prothèse ?

La coque sur prothèse mammaire est diagnostiquée cliniquement, c’est-à-dire qu’on peut la découvrir sans avoir besoin de réaliser un examen morphologique. L’apparition de la coque survient généralement après deux à trois mois d’évolution, mais elle peut être d’apparition beaucoup plus précoce (quelques semaines). Le plus souvent elle apparaît sur l’un des deux seins ce qui laisse penser que l’un des deux côtés été mal opéré. Dans des cas rares, elle peut être bilatérale et touche les deux seins.

Au départ le sein devient un peu plus dur que la normal puis il se déforme et subit une ascension et devient de plus en plus déformé pour virer vers un aspect rond très peu naturel. Il est à noter que cette déformation est généralement accompagnée par des douleurs.

Il existe quatre stades de gravité selon la classification de Baker :

  • Stade 1 : la consistance du sein est normale sans particularité.
  • Stade 2: le sein est plus dur que d’habitude mais il garde son apparence normale.
  • Stade 3 : le sein est dure, déformé et figé et l’implant devient peu mobile.
  • Stade 4: le sein est terriblement dur, très déformé (on peut remarquer cette déformation à l’œil nue) et il est douloureux.

Le stade 1 ne représente aucune gravité, on parle à ce stade d’une coque normale techniquement appelé coque physiologique. Il s’agit simplement d’une capsule périprothétique qui a pour rôle d’assurer la stabilité de l’implant. C’est à partir du deuxième stade qu’on peut parler d’une coque pathologique marquée par une rétraction et un empâtement de la capsule. L’aspect immobile du sein nuit énormément au résultat esthétique, il le rend peu naturel.
Finalement, la gravité d’une coque peut être évaluée selon 3 critères : la sensibilité, le toucher et l’apparence. Dès que vous remarquez que votre sein est devenu plus dure que la normal, il faut très vite consulter votre chirurgien esthétique

Les causes, les facteurs de risque et les moyens de prévention

Jusqu’aujourd’hui les scientifiques n’ont pas trouvé une explication claire pour la survenue d’une coque, mais elle est généralement liée à une inflammation post-opératoire.

Les facteurs de risques relevés sont :

  • Les modèles de prothèse de gros volume (supérieurs à 400 cm2)
  • Un implant mammaire lisse.
  • Le positionnement de l’implant sous la glande mammaire.
  • Une inflammation dans la période post-opératoire : une contamination bactérienne soit d’un hématome ou d’un sérome.

La mise en place d’une prothèse texturée et recouverte de polyuréthane sous le muscle grand pectoral ou dual-plan, par une incision sous-mammaire, réduit la rotation de l’implant et limite alors le risque de coque sur prothèse mammaire. Il est aussi conseillé d’opter pour l’hémostase méticuleuse, cette technique provoque moins de saignement. Finalement il faut tout faire pour diminuer le risque de contamination bactérienne.

Comment réagir en cas de coque sur prothèse mammaire ?

Dans les deux premiers stades, on peut se contenter de faire des massages réguliers. Dans les stades 3 et 4 une intervention chirurgicale s’avère nécessaire pour remplacer l’implant par un autre de plus petit, ce qui pourra garantir une meilleure acceptation. Ce changement de prothèse est accompagné par une capsulotomie ou une capsulectomie dans le premier cas la coque sera sectionnée et dans le deuxième elle sera totalement retirée. Il est aussi conseillé de modifier la position de l’implant lors de son changement.

 

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